L’histoire du boudin noir
L’une des plus ancienne charcuterie connue !!
La charcuterie maison a ses incontournables et celui-ci en fait indéniablement partie.
Tant de recettes différentes existent, mais voici les deux que j’ai déjà eu l’occasion de vous présenter en vidéo :
Un peu d’histoire
Le boudin noir, un classique de la charcuterie, possède une histoire aussi riche que savoureuse. Ses origines remontent à l’Antiquité, où il était déjà apprécié pour son goût unique.
Il aurait été inventé durant l’antiquité par le Grec Aphtonite et il était déjà présent sur les tables, comme en témoignent certaines références dans l’Odyssée d’Homère.
Au Moyen Âge, bien que considéré comme un plat de « canaille », il était très prisé dans les tavernes et a depuis lors traversé les siècles pour devenir un incontournable de nos assiettes, s’enrichissant de nombreuses recettes régionales.

Quand et comment préparer du boudin noir ?
On le consomme plutôt durant l’automne, hiver puisque c’est d’autant l’époque de l’année qui se prête le mieux à la transformation de la viande de porc à l’époque, compte tenu des moyens de conservation connus.
Il est généralement mis sous boyau de porc ou bœuf et réchauffé à la poêle, mais de nos jours il peut également être mis en conserve et « snacker » sous forme de gros palets.
Sa base de sang de porc, de gras et d’oignons cuits en fait un plat qui trouve autant de recettes diverses et variées, que de régions, départements, voir même parfois de localités où sa recette varie de l’une à l’autre créant ainsi une spécificité le rendant reconnaissable parmi d’autres.
On mentionnera, le boudin à l’oignon, le boudin Saint-Romain, le boudin Valdôtain, le boudin créole, la Trulle, le boudin du Maine (IGP) et bien d’autres encore…

Le boudin noir a son fan club !
Il trouve sa confrérie du « goûte-boudin » et c’est à Mortagne-au-Perche dans l’Orne (61) que se déroule chaque année (3ème week-end de mars) un concours international, afin de promouvoir ce produit ancestral de la charcuterie française !
Un concours auquel j’ai eu l’occasion de participer durant mes débuts et où l’on rencontre des professionnels de partout en France métropolitaine, comme des DOM-TOM ou encore d’Europe; et où l’on y découvre et échange en même temps tant de différentes méthodes de fabrications de cette charcuterie.
Mais si ce produit «modeste» de la charcuterie reste très traditionnel, il laisse la part belle à la créativité et à l’évolution de nos palais avec l’adjonction de fruits et autres ingrédients.
On ne manquera pas de remarqué son « anoblissement » par des grands chefs réputés qui se le sont accommodés au gré de leurs cartes avec quelquefois des recettes où l’assemblage de boudin noir et d’autres ingrédients sont pour le moins originaux.
À vos plats, prêts… goûtez !!!

